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Annie Thibault, Les Radieuses / Cartographie de l’invisible (2022). Dessin technique par Étienne Baillargeon.

Les Radieuses / Cartographie de l'invisible

Annie Thibault

Art public
Ouverture d'été
Discussion d'artiste

L’œuvre Les Radieuses / Cartographie de l'invisible d'Annie Thibault est présentée à l'avant du bâtiment de La Filature par AXENÉO7, dans la continuité de sa programmation estivale d'art public et de l’édition 2022 du Sentier culturel de la Ville de Gatineau. Elle est réalisée avec l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Fonds de soutien à l’animation du centre-ville de Gatineau.

Annie Thibault s’inspire des mouvements engendrés par certains champignons confrontés à des conditions environnementales extrêmes. Elle tente de mettre en lumière l’adaptabilité de ces organismes qui comptent parmi les espèces ayant la plus grande capacité de survie en présence de composés toxiques. Cette sculpture arborescente aux ramifications rappelant des spores de champignons, singularise ces organismes que l’artiste perçoit de façon métaphorique comme des «  fleurs sacrificielles », aspirant la toxicité du sol par des réseaux racinaires souterrains. Par son imaginaire écologique, Les Radieuses / Cartographie de l’invisible marque la géographie locale des rives du ruisseau de la Brasserie, site qui fut à l’origine du développement industriel de Hull aux 19e et 20e siècles, reflétant aujourd’hui une vie culturelle diversifiée.

Annie Thibault, Les Radieuses / Cartographie de l'invisible (2022). Simon Guibord.

Annie Thibault vit et travaille à Gatineau (Québec). Elle a étudié en science avant de compléter un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et une maîtrise à l’Université d’Ottawa. Lauréate de plusieurs bourses de recherche dont la bourse Claudia De Hueck Art et Science du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), elle a réalisé plusieurs œuvres publiques permanentes et des expositions associées à des résidences dans des laboratoires de biologie au Canada, à Barcelone, en Finlande et en Angleterre. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques, dont la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

Inspirée par une esthétique où s’opèrent de multiples croisements entre l’art, la science et la nature, Annie Thibault intègre dans sa pratique artistique le dessin, la sculpture, l’installation, la photographie et la vidéo. Empruntant outils et ressources techniques à des centres de recherche et d’enseignement de biologie, l’artiste distille un univers empreint de mystère où la matière vivante sert de support plastique. Son intérêt pour les réseaux de croissance souterrains des champignons comme systèmes d’interconnectivité écologique informent ses œuvres récentes qui sont en quelque sorte un questionnement, en partie scientifique, en partie artistique, sur la sensibilité des êtres non-humains et la résilience de la nature. Thibault a participé récemment à La 8e Biennale nationale de sculpture contemporaine (2018) et son exposition La Chambre des cultures, foraging in Time and Space présentée à la Carleton University Art Gallery (CUAG, 2017) a reçu cet automne le prix Exhibition of the Year: Budget under $20,000—Monographic par l’Ontario Association of Art Galleries (OAAG).

Annie Thibault remercie AXENÉO7, le Fond d’animation de la Ville de Gatineau et le Conseil des arts et des lettre du Québec de leur appui financier.

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